
Étude de l’APC reflétant les préoccupations liées aux effets cumulatifs
L’Atlantic Policy Congress (APC) est en train de devenir rapidement un leader du traitement des effets cumulatifs au Canada, ayant d’ailleurs organisé récemment sa première Conférence sur les effets cumulatifs, le 2 juin 2022 à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. La Conférence a notamment donné lieu à la présentation d’un exposé sur une étude des effets cumulatifs des activités humaines et des processus naturels sur les communautés autochtones du Canada atlantique. Les participants y ont pris connaissance de quelques-unes des conclusions d’une étude locale sur les effets cumulatifs. L’étude comprenait une série d’entrevues menées auprès d’informateurs clés, d’employés du secteur de l’environnement, de dirigeants communautaires et d’experts en la matière. Des données importantes ont également été recueillies dans le cadre d’un sondage en ligne. L’exposé a été présenté par Julia Purcell, chercheuse du projet sur les effets cumulatifs de l’APC.
La pêche au saumon est l’une des grandes préoccupations des Premières Nations du Canada atlantique. Le saumon est l’une des espèces les plus importantes pour beaucoup de Mi’gmaq et de Malécites depuis des siècles. Voici ce qu’a déclaré un des informateurs clés l’étude :
Le saumon est un indicateur essentiel de la santé de l’ensemble de l’écosystème. Si la qualité de l’habitat diminue, nous n’aurons plus de saumon. Le saumon est tellement au cœur de la culture et de la communauté locales que s’il venait à mourir, nous perdrions une part entière de notre identité.
L’étude a également révélé une préoccupation entourant certains facteurs humains d’importance, dont la santé mentale et le bien-être, ainsi que les répercussions sur les pratiques et les traditions culturelles. Les conclusions ont également révélé des préoccupations à l’égard des coûts pour l’environnement et des répercussions sur l’économie. Dans les mots d’un participant :
Si les changements climatiques et les problèmes environnementaux continuent de s’accélérer, notre communauté devra débourser des millions de dollars pour limiter les dégâts. Rien ne fait plus mal que de devoir déplacer une communauté entière. Ce n’est pas seulement une question d’argent, il s’agit de la perte de terres traditionnelles sacrées et de la crainte de voir ces terres disparaître.
L’étude a révélé que les facteurs de stress les plus préoccupants pour les Premières Nations du Canada atlantique étaient les pratiques d’utilisation des terres et les craintes entourant les politiques fédérales et provinciales en matière d’environnement. Les prochaines étapes consistent notamment à déterminer les ressources et les outils nouveaux que les Premières Nations pourront utiliser pour évaluer, gérer et atténuer les effets cumulatifs dans toute la région.
L’APC prévoit également créer un nouveau portail Web sur les effets cumulatifs à l’intention des Premières Nations afin de faciliter le partage des connaissances et d’encourager la collaboration dans la région.
La Conférence sur les effets cumulatifs de l’APC a été financée avec fierté par le Centre autochtone sur les effets cumulatifs (CAEC).