
Conférence ouvrant la porte au travail sur les effets cumulatifs
La Conférence annuelle virtuelle du Centre autochtone sur les effets cumulatifs (CAEC) de 2022 est un excellent moyen pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits d’en apprendre davantage sur l’importance et les avantages du travail sur les effets cumulatifs.
Les communautés autochtones du Canada sont en train de renforcer leur capacité environnementale, plus particulièrement dans le domaine des effets cumulatifs, comme cela n’a jamais été vu auparavant. De nombreux gouvernements et organismes autochtones emploient maintenant des experts en environnement, des consultants, des praticiens des connaissances autochtones traditionnelles et des conseillers en consultation chargés d’évaluer et d’interpréter les préoccupations et les pressions exercées en ce qui a trait à leurs territoires traditionnels.
Cela va de pair également avec un mouvement vers la participation à des processus plus formels, et même à les diriger; il existe des outils pour aider à évaluer les effets cumulatifs de divers types de développement dans nos territoires.
Par exemple, les évaluations d’impact sont des outils utilisés pour déterminer les impacts environnementaux, sociaux et économiques d’une proposition particulière de projet avant la prise de décisions. Les évaluations d’impact font intervenir et se prononcer les Autochtones à l’égard de ce qui se passe sur leur territoire traditionnel. Aucun processus d’évaluation d’impact n’est complet sans tenir compte des effets cumulatifs.
Les études sur les connaissances autochtones traditionnelles sont des outils utilisés pour évaluer l’utilisation historique et actuelle des terres, incluant l’utilisation des terres autochtones pour le piégeage, la chasse et la pêche, en englobant également les valeurs culturelles et sociales des plantes, des animaux et des paysages. Les études sur les connaissances autochtones traditionnelles sont la clé de la compréhension des effets cumulatifs dans nos territoires.
Outre ces études extrêmement précieuses pour décider des projets, on crée aussi des outils et des cadres nouveaux pour faciliter l’évaluation des impacts cumulatifs dans le temps et tenir compte de multiples activités humaines et processus naturels.
La surveillance et la gestion des effets cumulatifs sont des processus importants qui soutiennent et qui complètent l’évaluation des impacts dans nos territoires. Cela comprend la détermination de l’objet et de la portée de l’étude, la collecte de données, l’évaluation de l’éventail des effets et la détermination d’un plan d’action pour la surveillance et la gestion de ces effets.
Alors que les sphères de compétence du Canada élaborent des politiques et des directives en matière d’effets cumulatifs, il faut que les collectivités autochtones participent à l’évaluation, à la gestion et à la surveillance des effets cumulatifs. Il y aura de nouvelles possibilités pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits de mener des travaux sur les effets cumulatifs.
Le Centre autochtone sur les effets cumulatifs (CAEC) été établi en 2019 pour soutenir la capacité des communautés autochtones d’entreprendre des travaux sur les effets cumulatifs.
Le CAEC tient sa Conférence virtuelle de 2022 : « Les effets cumulatifs et la perspective de la santé et du bien-être », les 1er et 2 mars 2022.