
Les concepts autochtones du bien-être en relation avec une économie et un avenir durables
À la Conférence du Centre canadien sur les effets cumulatifs (CAEC) de 2022, le conférencier Mark Podlally a prononcé une allocution sur les concepts autochtones du bien-être en relation avec une économie et un avenir durables.
Membre de la Nation Nlaka’pamux, M. Podlasly est également directeur des politiques et des initiatives économiques de la First Nations Major Projects Coalition.
Il a fait référence dans son allocution à l’étude commandée par la British Columbia Assembly of First Nations (BCAFN), Centering First Nations Concepts of Wellbeing: Toward a GDP-Alternative Index in British Columbia, pour placer les concepts du bien-être des Premières Nations dans l’élaboration d’un autre indice du produit intérieur brut (PIB) pour la Colombie-Britannique. L’étude illustre avec des exemples comment les Autochtones sont en train de créer un nouvel indice. Et il leur a lancé un défi.
« Supposant que les participants veulent le bien-être, il les a invités à trouver ce qui est important pour eux. Ce qu’ils doivent protéger pour s’assurer d’avoir une bonne vie. L’environnement? Leur sentiment d’appartenance? Être Nisga’a, Huron, Algonquin? La réponse étant le point de départ vers le bien-être.
Au cours de son allocution, il a encouragé les délégués à trouver des moyens de bien expliquer et faire valoir aux promoteurs et aux investisseurs leurs valeurs et leur intérêt à participer aux grands projets dans leurs territoires. Il a dit entre autres que les communautés autochtones seront des acteurs majeurs pour atteindre l’objectif de carboneutralité d’ici la moitié du siècle.
« On s’apprête à investir 100 000 trillions de dollars dans l’infrastructure nécessaire pour lutter contre le changement climatique. Les Premières Nations que nous sommes seront aux premières lignes de ces projets, dans ke cadre desquels on assistera à une transition massive de l’énergie à base de pétrole vers des sources d’énergie plus propres », a-t-il dit.
« Les mines, les sources d’énergie et les tours de transmission ne seront pas installées au centre-ville de Toronto. Elles seront dans nos territoires, partout au Canada. À titre d’Autochtones, nous nous retrouvons à la table principale. Comment nous y prendre? Nous ne pouvons plus n’être qu’une réflexion après coup dans le développement de ces projets », a-t-il ajouté.
La First Nations Major Projects Coalition ne fait pas la promotion de projets particuliers. Elle répond aux demandes de conseils et d’aide des Premières Nations pour travailler dans les grands projets dans leur territoire.